MENU

Accueil
Présentation
Compétences
Le Q.I.
La dépression
Références
Contact
Liens utiles
Livre d'or
Partenaires

Maryse Fontaine
Psychologue clinicienne
1 rue Thiers
33140 Villenave d'Ornon
(près de Bordeaux)
Consultations à domicile sur Arcachon
Tél : 06 81 59 03 96
E-mail : 
LA DEPRESSION

LE CERVEAU, LA DEPRESSION, LA THERAPIE COGNITIVE

Le cerveau, c'est 100.000.000.000 de neurones x 10.000 connexions par neurone X 20 impulsions synaptiques par seconde... Un organe d'une plasticité phénoménale : en profond remaniement structural permanent. Le cerveau se modifie en fonction de nos expériences affectives, psychiques, cognitives, chaque seconde de notre vie. D'un poids d'1,5 kilo (2 % du poids du corps environ), il utilise 20 à 30 % de l'apport quotidien d'énergie, soit un repas par jour, pour fonctionner.

Notre cerveau est une incroyable centrale électrique aux modifications morphologiques cellulaires incessantes, témoin de notre adaptation cognitive à notre environnement. Il existe un équilibre permanent entre notre système limbique dominant nos comportements liés aux émotions et notre cortex préfrontal, visant à utiliser nos capacités cognitives pour aplanir ces émotions. Le système limbique (hippocampe, amygdale) intervient en premier. Il déclenche les émotions brutes survenant de façon instinctive comme l'instinct de survie mais aussi la mémorisation, l'apprentissage. C'est le siège de nos émotions les plus primitives. S'y ajoutent la colère, l'agressivité, les pulsions de tous ordres. Le cortex préfrontal contrôle notre sang froid, notre intelligence, notre esprit d'initiative, analyse les situations, détermine les prises de décision. C'est plus le siège de nos émotions humaines qui nous distinguent des mammifères comme l'empathie, la compassion, les formes évoluées d'attachement que sont l'amitié, l'amour. Nos actes sont contrôlés en permanence par une balance entre cortex frontal et le système limbique. Quand l'un est activé, l'autre ne peut l'être en même temps semble-t-il.

Au début de la vie, les structures limbiques sont opérationnelles. Le bébé ressent l'angoisse de séparation, la peur face à un bruit, la colère quand sa faim n'est pas satisfaite. Son cortex préfrontal n'est au contraire pas du tout opérationnel. C'est à son entourage de calmer ses angoisses, ses peurs et ses colères. Ses parents font office de cortex préfrontal. L'apport affectif est donc primordial pour que les structures de contrôle préfrontales se mettent en place au fil des premières années de la vie de l'enfant. A noter que le cerveau se myélinise de l'arrière à l'avant, les structures préfrontales et frontales achèvent leur maturation après l'âge de 20 ans. Ainsi l'éducation, tout au long de l'enfance et de l'adolescence, va revêtir un rôle primordial dans les capacités de l'enfant à gérer ses émotions et forgera un équilibre entre les deux systèmes. Un enfant-roi qui n'a pu acquérir de bonnes capacités de tolérance aux frustrations, de gestion de ses pulsions agressives de toute puissance, peut devenir un adolescent au système limbique très actif et au cortex préfrontal trop fragile pour lui permettre de contrôler parfaitement le flux continu d'émotions primitives bien souvent dommageables dans la vie sociale et affective. Ceci peut nous donner une nouvelle grille de lecture éclairante sur la thérapie cognitive.

Au cours d'une DEPRESSION, tout se passe comme si l'amygdale s'hyperactivait lors que le cortex préfrontal n'est pas en état d'exercer son rétrocontrôle négatif. Le dépressif voit tout en noir, adopte un système de pensées négatif, voyant le mal partout, ses affects sont envahis de pensées automatiques négatives. En revanche en dehors d'une dépression, les pensées automatiques négatives qui surviennent à longueur de journée "je n'y arriverai jamais", "je suis nul", sont contrecarrées par une pensée positive provenant de notre cortex préfrontal "mais si je vais y arriver", "je sais que je peux le faire, j'ai confiance en moi". La thérapie cognitive vise à repérer, comprendre, analyser ces cognitions négatives et inadaptées et à les contrôler par un système de pensées positives. Tout se passe comme si le thérapeute réapprenait au patient à réactiver son cortex préfrontal pour inhiber son système limbique.

La DEPRESSION serait caractérisée par une hyper activation permanente de notre cerveau émotionnel. Tout se passe comme si le sujet dépressif devait faire face à un danger imminent et permanent, contrastant avec une baisse de régime du cortex frontal perdant sa capacité de freiner nos émotions. Le stress aigu est bénéfique et nécessaire (trac, stress avant les examens, en amour, etc…). Le stress chronique active au long cours le système limbique et conduit à son épuisement ainsi qu'aux pensées automatiques négatives (soucis professionnels ou familiaux envahissants, burn out, situation d'échec, grief non pardonné, etc…).

Nous terminerons cet exposé par une double question : les personnes ne ressentant les émotions que de manière très atténuée, avec de grandes difficultés d'empathie, sont-elles plus protégées vis-à-vis de la dépression ? A l'inverse, les personnes très émotives, très sensibles et compassionnelles, vivent-elles les stress émotionnels plus intensément sur le plan neurobiologique et de ce fait se fragilisent-elles sur le plan neurotoxique et sur le plan clinique vis-à-vis de la dépression ?

Extrait de l'éditorial du Docteur Frédéric KOCHMAN, pédopsychiatre à Lille

Création et réalisation du site : Maryse Fontaine © 2005 - Design : Yassineb/Kitgrafik © 2003
90 degree yoga pants . natural hair clip ins . crepe correcting body complex